● LA RESTAURATION DE MADELINE
Renaissance
À l’hiver 2018, une violente tempête d’ouest endommage gravement Madeline à Saint-Malo. Après une expertise minutieuse, le choix est fait de se lancer dans une restauration complète. Trois années de labeur, de patience et de passion redonnent alors vie à ce voilier centenaire.
● L’AMPLEUR DU CHANTIER
Un défi hors norme
Jean raconte : « J’avais déjà un peu d’expérience avec les vieux gréements, notamment avec La Malouine et le Lord Will Sutherland, que j’ai secondé pendant quatre ans. À la demande de Stéphane De Marquette, j’avais même navigué sur Madeline trois ou quatre fois, ce qui m’avait permis d’en percevoir le potentiel. Je savais la faire naviguer, mais pas la réparer : je ne suis pas charpentier de marine. J’ai donc dû apprendre les bases dans des ouvrages comme Entretenir et restaurer les bateaux en bois (édition spéciale du Chasse-Marée), et en regardant des chaînes YouTube comme Tips from a shipwright, Tally Ho ou The Art of Boat Building. Au début, l’ampleur des travaux paraissait écrasante. Chaque élément abîmé en cachait un autre, ce qui était difficile moralement. Mais il faut rester patient et garder une certaine philosophie. Puis vient un moment où la destruction d’hier laisse place à la reconstruction de demain : c’est extrêmement satisfaisant. »
● L’AMPLEUR DU CHANTIER
Un défi hors norme
Jean raconte : « J’avais déjà un peu d’expérience avec les vieux gréements, notamment avec La Malouine et le Lord Will Sutherland, que j’ai secondé pendant quatre ans. À la demande de Stéphane De Marquette, j’avais même navigué sur Madeline trois ou quatre fois, ce qui m’avait permis d’en percevoir le potentiel. Je savais la faire naviguer, mais pas la réparer : je ne suis pas charpentier de marine. J’ai donc dû apprendre les bases dans des ouvrages comme Entretenir et restaurer les bateaux en bois (édition spéciale du Chasse-Marée), et en regardant des chaînes YouTube comme Tips from a shipwright, Tally Ho ou The Art of Boat Building. Au début, l’ampleur des travaux paraissait écrasante. Chaque élément abîmé en cachait un autre, ce qui était difficile moralement. Mais il faut rester patient et garder une certaine philosophie. Puis vient un moment où la destruction d’hier laisse place à la reconstruction de demain : c’est extrêmement satisfaisant. »
● RENAISSANCE
Un retour à la mer
En juin 2023, Madeline retrouve enfin son élément et reprend le large après plusieurs années de restauration. La coque, construite en pitchpin, apparaît désormais en excellent état : 15 bordés de 20 mm de chaque côté, renforcés par une préceinte légèrement plus épaisse (25 mm), ont été restaurés entre 2020 et 2022. L’étrave est droite, la râblure soignée et le tableau arrière ajouré. Le calfatage a été entièrement repris : en étoupe de chanvre sur toute la coque bâbord (anciennement en coton) et uniquement sur les œuvres vives à tribord.
Le pont est réalisé en contreplaqué marine de 12 mm. La partie avant du roof est neuve, tandis que les listons ont été intégralement remplacés par un liston en sapelli, rehaussé de 5 mm par rapport à l’original pour être parfaitement affleurant au pont et éviter la stagnation d’eau. Le tout repose sur un ensemble de barrots et de barrotins en chêne, dont deux barrots structurels de la cale de mât ont été changés en frêne de cœur.
Jean exprime toute sa gratitude envers ses amis et sa famille pour leur aide précieuse durant les travaux. Lors de la mise à l’eau, il se souvient : « Un mince filet d’eau s’est infiltré à bord, mais c’était tout à fait normal, le temps que le bois regonfle après quatre années passées à terre. J’avais prévu quatre pompes au cas où… elles n’ont même pas servi ! Même les gars du chantier étaient étonnés. » Madeline retrouve la mer et s’apprête à écrire de nouvelles pages de son histoire.






