SMACK DE L’ESSEX – BRIGHTLINGSEA – 1898

Madeline

Construit en 1898 dans l’Essex, Madeline a traversé les époques avant de rejoindre Saint-Malo. Repris en 2018 par Jean Bertrand, ce Smack est considéré comme l’un des plus anciens bateaux de pêche naviguant sous pavillon français. En 2023, il a obtenu le label Bateau d’Intérêt Patrimonial, reconnaissant son histoire et son héritage maritime.

Jean Bertrand

Madeline-1898-Association-Voiles-Traditionnelles-Bretonnes
Line green white
Line green white
Line green white
Line green white
Madeline-label-bateau-interet-patrimonial
Madeline-label-bateau-interet-patrimonial-2

L’ACQUISITION DE MADELINE

Une aventure inattendue

En 2018, Jean Bertrand, pilote de ligne, passionné des gréements, se lance dans un projet qu’il n’avait pas imaginé : l’achat de Madeline. Sans mesurer toute la portée patrimoniale de ce vieux Smack, il voit d’abord en lui un voilier à remettre à flot pour le plaisir de naviguer. Lorsque la pandémie de Covid-19 met le monde à l’arrêt, il transforme cette parenthèse en opportunité : consacrer son énergie et sa passion à redonner vie au bateau. Pendant trois ans, épaulé par ses frères, il s’attelle avec patience et détermination à ressusciter ce voilier de l’est de l’Angleterre, qui avait jadis sillonné la rivière Colne et traversé plus d’un siècle d’histoire. Avec ses 127 ans, Madeline renaît et retrouve toute sa place sur l’eau.

TROUVER UN BON PRENEUR

Historique

Importée en France en 2008, Madeline change plusieurs fois de mains avant de rejoindre le chantier Étoile Marine, à Saint-Malo, où elle reste au sec dans l’attente d’un nouveau départ. En 2014, séduit par ses lignes, Stéphane De Marquette décide de l’acquérir.
Après quelques travaux de remise en état, le voilier reprend enfin la mer. « À cette période, Stéphane m’a proposé de naviguer à ses côtés, sachant mon attachement pour ces gréements si particuliers. Madeline s’est révélée souple et plaisante à manœuvrer ; ces sorties par petit temps sont de très bons souvenirs », raconte Jean.

En 2018, Jean Bertrand devient à son tour propriétaire de Madeline. Très vite, il entreprend des recherches pour retracer ses origines et comprend l’importance patrimoniale de ce voilier centenaire. En cherchant à percer les secrets de son histoire, il se fixe un objectif clair : obtenir pour Madeline le label BIP (Bateau d’Intérêt Patrimonial). Une reconnaissance essentielle pour qu’un bateau aussi unique continue à transmettre son âme et à naviguer pour les générations futures.

Madeline-label-BIP
Madeline-voilier-traditionnel-4

TROUVER UN BON PRENEUR

Historique

Importée en France en 2003, Madeline change plusieurs fois de mains avant de rejoindre le chantier Étoile Marine, à Saint-Malo, où elle reste au sec dans l’attente d’un nouveau départ. En 2014, séduit par ses lignes, Stéphane De Marquette décide de l’acheter.
Après quelques travaux de remise en état, le voilier reprend enfin la mer. « À cette période, Stéphane m’a proposé de naviguer à ses côtés, sachant mon attachement pour ces gréements si particuliers. Madeline s’est révélée souple et plaisante à manœuvrer ; ces sorties par petit temps sont de très bons souvenirs », raconte Jean.

En 2018, Jean Bertrand devient à son tour propriétaire de Madeline. Très vite, il entreprend des recherches pour retracer ses origines et comprend l’importance patrimoniale de ce voilier centenaire. En cherchant à percer les secrets de son histoire, il se fixe un objectif clair : obtenir pour Madeline le label BIP (Bateau d’Intérêt Patrimonial). Une reconnaissance essentielle pour qu’un bateau aussi unique continue à transmettre son âme et à naviguer pour les générations futures.

Madeline-voilier-traditionnel-5

Un travail méticuleux

« Le premier défi a été de prouver que ce voilier gréé en aurique avait bien l’âge qu’on lui attribuait », confie Jean. Pour cela, l’éditeur de l’OGA Boat Register a été sollicité et un important travail de recherche entrepris. Une correspondance avec l’un des anciens propriétaires, John Hugget, qui avait acquis Madeline en 1984 à Woodbridge, a permis d’apprendre que le bateau remontait aux années 1890, probablement construit dans un chantier de Great Yarmouth, Lowestoft ou des Norfolk Broads. Les transformations effectuées par monsieur Hugget, comme l’ajout de pavois, ont été recensées et ont servi d’indices sur son évolution. Enfin, des archives du Gaffer’s Log ont confirmé la présence de Madeline dans plusieurs régates, dont l’East Coast Race de 1987 et 1988, reliant ainsi les différentes traces retrouvées et validant l’authenticité du voilier aujourd’hui propriété de Jean Bertrand.

L’examen d’un avis de vente daté de 1977 a permis d’établir que Madeline avait été construite en 1898 par le chantier J.W. James, installé à l’embouchure de la rivière Colne, dans le comté d’Essex (est de l’Angleterre). Cette révélation a éclairé Jean sur l’importance historique des Smacks dans cette région. La rivière Colne était alors un haut lieu de leur activité, au point que, dès les années 1970, des passionnés y créèrent la Colne Smack Preservation Society afin de protéger et de mettre en valeur ce patrimoine maritime.

Un passé révélé, un patrimoine consacré

Les recherches ont montré que le dernier propriétaire anglais, Hector John Barr, qui dirigeait une voilerie à Wivenhoe (aujourd’hui siège du Nottage Maritime Institute), avait conservé Madeline pendant une quinzaine d’années avant de la céder en 1947. Les archives de ce même institut ont confirmé que le voilier avait servi comme bateau de pêche durant la Seconde Guerre mondiale et qu’il disposait d’un permis de pêche. Pour Jean, cette découverte fut un moment fort, une véritable consécration après des mois d’investigation.
En 2023, après plusieurs mois de recherches, Madeline obtient le label BIP (Bateau d’Intérêt Patrimonial). Cette reconnaissance officialise son rôle de témoin majeur du patrimoine maritime et souligne sa singularité : l’un des plus anciens bateaux de pêche sous pavillon français. Construit en 1898, il totalise déjà 127 ans d’histoire en 2025.

madeline-smack-essex-label-BIP
Madeline-voilier-traditionnel-6

Un passé révélé, un patrimoine consacré

Les recherches ont montré que le dernier propriétaire anglais, Hector John Barr, qui dirigeait une voilerie à Wivenhoe (aujourd’hui siège du Nottage Maritime Institute), avait conservé Madeline pendant une quinzaine d’années avant de la céder en 1947. Les archives de ce même institut ont confirmé que le voilier avait servi comme bateau de pêche durant la Seconde Guerre mondiale et qu’il disposait d’un permis de pêche. Pour Jean, cette découverte fut un moment fort, une véritable consécration après des mois d’investigation.
En 2023, après plusieurs mois de recherches, Madeline obtient le label BIP (Bateau d’Intérêt Patrimonial). Cette reconnaissance officialise son rôle de témoin majeur du patrimoine maritime et souligne sa singularité : l’un des plus anciens bateaux de pêche sous pavillon français. Construit en 1898, il totalise déjà 127 ans d’histoire en 2025.

EN QUELQUES CHIFFRES

Madeline

Âge de Madeline

Tirant d'eau

Longueur de coque

Largeur

CHRONOLOGIE

Depuis 1898

1898 : Construction JW JAMES Brightlingsea
1942-1946 : John Hector Barr
1946-1952 : W.H Scott-Easton
1952-1954 : T.A Andrews
1972 : A. Beal, M. Dugdale, D. Johnson, J. O’Donnell, and B. Simmons
1972-1977 : Smith
1977-1978 : B.Richardson
1978 : Mike Brooks
1978-1984 : Pat Walton
1984-1989 : John Huggett
1990-2003 : G.F. Hoad
2003-2006 : Gary Walls
2006-2008 : Joe Ebbage
2008-2010 : Yves Jambon
2010-2015 : Raphael Gaudin
2015-2018 : Stéphane Demarquette
2018-… : Jean Bertrand

Madeline-smack-essex-BIP-voilier-traditionnel
Rose-des-vents-icone-sans-fond
Madeline-voilier-traditionnel-7

CHRONOLOGIE

Depuis 1898

1898 : Construction JW JAMES Brightlingsea
1942-1946 : John Hector Barr
1946-1952 : W.H Scott-Easton
1952-1954 : T.A Andrews
1972 : A. Beal, M. Dugdale, D. Johnson, J. O’Donnell, and B. Simmons
1972-1977 : Smith
1977-1978 : B.Richardson
1978 : Mike Brooks
1978-1984 : Pat Walton
1984-1989 : John Huggett
1990-2003 : G.F. Hoad
2003-2006 : Gary Walls
2006-2008 : Joe Ebbage
2008-2010 : Yves Jambon
2010-2015 : Raphael Gaudin
2015-2018 : Stéphane Demarquette
2018-… : Jean Bertrand

Rose-des-vents-icone-sans-fond
restauration-madeline-smack-essex

TROIS ANNÉES DE LABEUR

La restauration de Madeline

À l’hiver 2018, une violente tempête d’ouest endommage gravement Madeline à Saint-Malo. Face à l’ampleur des réparations nécessaires, Stéphane De Marquette propose à Jean Bertrand de reprendre le bateau. Suite à une expertise attentive, Jean accepte le défi. Commence alors une restauration de trois ans, menée avec patience et détermination, pour redonner vie à Madeline.

Jean raconte : « J’avais déjà un peu d’expérience avec les vieux gréements, notamment avec La Malouine et le Lord Will Sutherland, que j’ai secondé pendant quatre ans. À la demande de Stéphane De Marquette, j’avais même navigué sur Madeline trois ou quatre fois, ce qui m’avait permis d’en percevoir le potentiel. Je savais la faire naviguer, mais pas la réparer : je ne suis pas charpentier de marine. J’ai donc dû apprendre les bases dans des ouvrages comme Entretenir et restaurer les bateaux en bois (édition spéciale du Chasse-Marée), et en regardant des chaînes YouTube comme Tips from a shipwright, Tally Ho ou The Art of Boat Building. Au début, l’ampleur des travaux paraissait écrasante. Chaque élément abîmé en cachait un autre, ce qui était difficile moralement. Mais il faut rester patient et garder une certaine philosophie. Puis vient un moment où la destruction d’hier laisse place à la reconstruction de demain : c’est extrêmement satisfaisant. »

restauration-madeline-smack
restauration-madeline-smack-essex

Jean raconte : « J’avais déjà un peu d’expérience avec les vieux gréements, notamment avec La Malouine et le Lord Will Sutherland, que j’ai secondé pendant quatre ans. À la demande de Stéphane De Marquette, j’avais même navigué sur Madeline trois ou quatre fois, ce qui m’avait permis d’en percevoir le potentiel. Je savais la faire naviguer, mais pas la réparer : je ne suis pas charpentier de marine. J’ai donc dû apprendre les bases dans des ouvrages comme Entretenir et restaurer les bateaux en bois (édition spéciale du Chasse-Marée), et en regardant des chaînes YouTube comme Tips from a shipwright, Tally Ho ou The Art of Boat Building. Au début, l’ampleur des travaux paraissait écrasante. Chaque élément abîmé en cachait un autre, ce qui était difficile moralement. Mais il faut rester patient et garder une certaine philosophie. Puis vient un moment où la destruction d’hier laisse place à la reconstruction de demain : c’est extrêmement satisfaisant. »

laura-barry-ocean
madeline-voilier-traditionnel-smack
xavier-foucrier-saint-malo
voilier-madeline-smack-label-BIP
smack-historique-voilier
Patrimoine-maritime-label-bateau-traditionnel

QU’EST-CE QU’UN SMACK ?

Les Smacks

Le Smack est un voilier de pêche traditionnel apparu aux Pays-Bas au XVIᵉ siècle, à l’époque où la puissance maritime hollandaise dominait l’Europe. Les avancées en construction navale, combinées à l’aménagement de canaux et aux terres gagnées sur la mer, favorisent alors la création de navires plus adaptés au commerce et à la pêche : les Smacks font partie de ces innovations. Ils sont appréciés pour leur robustesse et leurs lignes élégantes.
Ces voiliers se distinguent par leur coque résistante et leur gréement aurique, dont la voile à livarde améliore la capacité à remonter au vent. Le terme « smak » ou « schmack » désigne d’ailleurs cette voile caractéristique, montée à l’avant comme à l’arrière. Les premiers modèles, sans pont, servaient principalement à la pêche et au transport de marchandises sur les faibles fonds côtiers de la mer du Nord et de la Baltique.

ASSOCIATION LES VOILES TRADITIONNELLES BRETONNES

Soutenir Madeline

Classé Bateau d’Intérêt Patrimonial, Madeline est un témoin rare de plus d’un siècle d’histoire maritime. Grâce à l’association Voiles Traditionnelles Bretonnes, créée en 2024 par Jean et sa compagne, ce voilier centenaire reprend vie à travers des sorties en mer, le partage de la navigation traditionnelle et un entretien attentif.

Préserver un tel patrimoine représente un défi important. Chaque don, déductible de vos impôts, contribue directement à maintenir Madeline en état de naviguer et à faire vivre cet héritage. Votre soutien nous est précieux et nous vous en serions très reconnaissants.

Jean Bertrand

Madeline-association-voiles-traditionnelles-bretonnes
Logo Madeline - Voiles traditionnelles Bretonnes
Madeline-association-voiles-traditionnelles-bretonnes
Logo Madeline - Voiles traditionnelles Bretonnes

ASSOCIATION LES VOILES TRADITIONNELLES BRETONNES

Soutenir Madeline

Classé Bateau d’Intérêt Patrimonial, Madeline est un témoin rare de plus d’un siècle d’histoire maritime. Grâce à l’association Voiles Traditionnelles Bretonnes, créée en 2024 par Jean et sa compagne, ce voilier centenaire reprend vie à travers des sorties en mer, le partage de la navigation traditionnelle et un entretien attentif.

Préserver un tel patrimoine représente un défi important. Chaque don, déductible de vos impôts, contribue directement à maintenir Madeline en état de naviguer et à faire vivre cet héritage. Votre soutien nous est précieux et nous vous en serions très reconnaissants.

Jean Bertrand